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Ma vie aquatique

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mardi 31 janvier 2006

Cherche pince-groin pour cochon nageur

Marina me raconte une histoire. Une histoire croate.

C'est celle d'un cochon qui marche sur un étang gelé. La glace cède sous son poids et il tombe dans l'eau. Le fermier le voit disparaître, il accourt et plonge à sa suite pour le sauver. Sous l'eau, il parvient à attraper le cochon et il l'entraîne vers la surface. Mais plus moyen de retrouver le trou dans la glace. Il respire un peu l'air qui se trouve juste entre la glace et l'eau. Finalement, il retrouve le trou, réussit à sortir et à faire sortir le cochon qui est bien vivant. Le cochon fera encore du lard pendant quelques semaines avant d'être mangé.

Je raconte l'histoire à mon fils. Il me dit : "Moi, je ne l'aurais pas mangé. Ce serait devenu mon cochon de compagnie."

Je raconte l'histoire à mon entraîneur. Il me dit : "Rien d'étonnant. Les cochons savent faire de l'apnée. Comme les sangliers, ils sont de très bons nageurs."

Je raconte l'histoire à Estelle. Elle me dit : "Il faudrait inventer le pince-groin pour les cochons nageurs."


Cette histoire me fascine. Pour moi, il n'existait aucune créature vivante qui soit moins aquatique que le cochon. Je me renseigne : c'est vrai, les sangliers sont de très bons nageurs, capables de parcourir plusieurs kilomètres en pleine mer ! Je n'en reviens pas.
J'imagine que le cochon puisse fermer ses narines comme le phoque, la loutre, le castor, l'aîgle pêcheur...

La prochaine fois que je nagerai en mer, je serai très vigilante, je regarderai bien autour de moi et tout partout sous l'eau, au cas où je croiserai un sanglier en train de faire de l'apnée...

dimanche 29 janvier 2006

C'est du solide

Je n'ai pas nagé à Brognard depuis le 20 novembre dernier, c'est long...
J'ai été y faire un tour, la surface a l'air bien solide !


Apparemment, on a le droit de circuler sous la surface...


Il y a quand même quelques traces de pas sur les bords.
Au milieu, ce sont des traces de pattes d'oiseaux.


Oh, mais je reconnais les bouées qui nous servent pour les pointes de vitesse...

Bon, heureusement qu'il y a le ski de fond
parce que l'eau solide, c'est beau mais c'est pas rigolo.

vendredi 27 janvier 2006

Nager dans le lac Baïkal...

C'est mon rêve.
J'ai adoré Michel Strogoff quand j'étais gamine et je me suis jurée que j'irai un jour à Irkoutsk.
J'ai appris le russe. J'ai visité Moscou, Kiev...
Aujourd'hui je relis Michel Strogoff. Ce n'est pas un chef d'oeuvre, c'est sûr et on y voit les grosses ficelles. Mais au fur et à mesure du récit, je me retrouve comme autrefois prise dans cette fuite en avant  au milieu de la steppe... La traversée des rivières est souvent le lieu des pires dangers et en même temps du salut. Michel Strogoff n'hésite pas à se jeter dans l'eau glacée s'il le faut. En parallèle, je lis Voyage en Russie :
un beau livre qui retrace le voyage des auteurs sur les lieux traversés par Michel Strogoff, lieux qui sont restés parfois hors du temps.
Je lis aussi un guide de voyage sur le transibérien :
Et là, je lis des choses fascinantes sur le lac BaÏkal :
"les nageurs suffisamment intrépides pour affronter la température glaciale du lac (jamais plus de 15 °C) risquent le vertige car la vue plonge jusqu'à 40 m."
C'est pour moi ça !
Il a presque 2 km de profondeur !!! 1647 m, et il contient 1/5 e des réserves d'eau douce de la planète. Et sa profondeur augmente petit à petit :
"A terme, le BaÏkal finira par constituer le sixième océan de la planète, scindant le continent asiatique."

Alors est-ce que j'irai nager un jour là-bas ?...

Traversée de Lyon 2006 : la presse

Un article du progrès du 21 janvier annonçant la course.
Un autre du 23 janvier qui fait un récit sympa et très didactique.

Le vainqueur dit : "J'ai souffert à la fin. Je ne parvenais plus à tenir serré mon tuba entre mes dents à cause du froid."
Bon, ça me surprend un peu parce que moi je n'ai pas vraiment eu froid (sauf aux pieds), mais ça réconforte de voir que même les très bons souffrent aussi...

mardi 24 janvier 2006

Fatigue d'après-course

Dur dur de récupérer après cette course de dimanche...
Le sommeil n'a pas été très bon la première nuit à cause de l'excitation sans doute... Hier soir, je suis allée à la gym, ce qui m'a permis de m'étirer un peu et de limiter les courbatures mais ensuite le sommeil était difficile à trouver. Et le matin, quand le réveil sonne à 6 h 30, pas facile de se motiver pour aller au boulot...

Finalement, comment je me sens ?
Je suis surtout très fatiguée de partout  !
J'ai mal au niveau des côtes et j'ai mis un peu de temps à comprendre pourquoi : c'est la position des bras tendus devant qui sollicite beaucoup les muscles intercostaux.
J'ai mal aussi sur le dessus d'un pied car la mise à l'eau a été si rapide et si inconfortable que mon chausson faisait des plis et ça m'a fait une talure (heureusement, je ne l'ai pas sentie pendant la course !).
J'ai mal aux yeux aussi, et en dehors du manque de sommeil, je pense que cela vient du fait que je porte des lentilles de contact : le frottement de la lentille sur l'oeil derrière les lunettes pendant 1 h 20, sans renouvellement de l'air et dans un environnement froid, c'est pas terrible.
A part ça, tout va bien !


Plus j'y pense, plus je suis contente de ma course. J'ai vu par exemple que Catherine Dugne avait 15 minutes d'avance sur moi aux 6 km du Bourget (sur une durée comparable donc) en octobre et là je ramène l'écart à 7 minutes, c'est cool.

Ce soir, reprise de l'entraînement en piscine... Je suis obligée de me pousser au c... pour y aller, mais je sais que ça va me faire du bien.

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