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Ma vie aquatique

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lundi 31 octobre 2005

L'entraînement en pleine nature

J'ai lu "L'entraînement en pleine nature" que vient de publier Véronique Billat chez De Boeck.
J'espérais y trouver quelques infos (sur l'adaptation au froid notamment) que je pourrais transposer à ma pratique de la nage avec palme en longue distance.



En fait, ce livre s'adresse surtout à ceux qui "bouffent du dénivelé" : alpinistes, randonneurs, skieurs, adeptes de l'escalade etc... Il transpose la notion de VMA (vitesse maximale aérobie) à l'environnement montagnard en créant la VMAa (vitesse maximale ascensionnelle). Mais on se rend vite compte que pour utiliser cette notion à l'entraînement, il faut posséder un petit bijou de technologie, qui a pour nom... le cardio Polar Outdoor !... Ce livre est donc tout à la fois un ouvrage scientifique, une publicité (payante !)  et un mode d'emploi. J'ai donc été un peu déçue et assez perplexe devant ce nouveau type de bouquin publicitaire.

J'ai été intéressée par le questionnaire PAS (Physical Activity Status) qui permet d'estimer sa VO2 max (consommation d'oxygène maximale = débit en litres par minute) en indiquant son niveau d'activité et en remplissant une équation qui prend en compte l'âge, le sexe, la taille et le poids. On peut ensuite voir sur un tableau comment on se situe en fonction de son sexe et de son âge.  J'ai obtenu une VO2max très bonne pour mes 40 balais ;-)
Reste à savoir si elle est exacte !...
Si ça vous intéresse, je peux vous recopier les données pour remplir cette équation.

J'ai aussi lu avidemment les chapitres sur l'adaptation au froid. Et on y parlait de nage !

"Peut-on s'acclimater au froid comme il est possible de le faire à la chaleur? (...)

lors d'un exercice de longue durée (1 heure ou plus) accompli par temps froid comme (...) lors d'un 25 km à la nage en lac, le risque d'hypothermie est important. En effet, la perte de chaleur est supérieure à celle qui est produite par l'exercice. Cela est particulièrement crucial en natation où le milieu environnant, de par ses caractéristiques convectives, favorise la perte de chaleur. (...) Plus "grasses" que les hommes, les femmes sont avantagées par leur isolation naturelle, ce qui contribue à diminuer l'écart des performances entre les hommes et les femmes sur les traversées en eau froide.

La participation aux épreuves sportives dans un environnement froid pose quelques problèmes comme la protection des extrémités, moins bien irriguées en raison de la vasoconstriction périphérique due au froid, ou la protection de la face, sans pour cela gêner la respiration. (...)

L'acclimatation au froid se fait selon trois principaux mécanismes physiologiques :
- Une diminution du seuil de frisson, c'est à dire la température de la peau à laquelle le frisson est déclenché (évitant à l'organisme de s'épuiser à frissonner). (...)
- Les sécrétions hormonales dans la lutte contre le froid visent à augmenter l'ensemble des métabolismes (flux énergétique dans le corps) afin de produire davantage de chaleur.
> l'adrénaline permet de mettre davantage de glucides à disposition du muscle
> les hormones thyroïdiennes agissent en synergie avec l'adrénaline en élevant le niveau métabolique du corps.
> la cortisone intervient pour défendre le corps en synergie avec les hormones précédemment évoquées
- Une augmentation de la circulation sanguine périphérique pour maintenir les extrémités réchauffées. Le corps limite donc les pertes de chaleur par une diminution du débit sanguin cutané. (...) La peau, moins vascularisée, est alors moins conductrice de chaleur, ce qui augmente son pouvoir isolant.

Suivent des préparations type pour s'adapter à l'"environnement outdoor" données suivant la VO2max.
Puis des indications sur la fréquence cardiaque en escalade, biathlon, ski alpin et course outdoor.
Puis un chapitre sur la sécurité en montagne.
Et enfin un mode d'emploi pour s'orienter avec les cardio Polar Ourdoor.





vendredi 28 octobre 2005

I love Saint-Point

En convalescence de cette foutue otite (et en vacances !), j'ai été faire du kayak sur le lac de Saint-Point mercredi avec n°7. C'est vraiment un endroit magique dont je ne me lasse jamais. Il faisait très chaud et l'automne avait tout doré. Seul bémol : surtout ne pas penser à nager, ne pas céder à l'envie de nager... Mais le kayak c'est bien aussi et ça va vite. On a pu aller des Grangettes jusqu'à l'embouchure du Doubs en amont et retour.



Pour le casse-croute, on s'est arrêté après Saint-Point sur un embarcadère désert envahi par les roseaux.



Quelle quiétude !
Ce que j'aime dans le kayak, c'est le côté répétitif du mouvement, surtout à deux car il faut se caler sur l'autre pour le rythme (je suis derrière... car je suis la plus lourde... donc je suis le ryhtme de n°7 mais c'est moi qui dirige). Du coup, quand ça va bien, ça donne une impression d'harmonie. Il faut trouver le bon rythme, celui qu'on peut garder des heures sans trop se fatiguer.
Ce que j'aime aussi, c'est cette sensation de liberté qu'on a quand on a pas de route précise à suivre (comme en nageant d'ailleurs ou comme en raquettes devant un champ de neige) : on trace son chemin soi-même, on va où on veut.

samedi 22 octobre 2005

Se préparer aux 20 km

Je rêve de faire un jour un 20 km en monopalme et pourquoi pas la traversée du Lac du Bourget en 2006 ?
J'ai donc demandé des conseils à Caro, arrivée 2e cette année (c'était son premier 20 km), et elle a eu la gentillesse de me répondre :

Comment t'es-tu entraînée ?

L'entrainement s'est fait depuis juillet, du lundi au samedi :
- 2 séances de fond en milieu naturel
et le reste alterné entre
- piscine vitesse
- vélo grosse sortie de 2 à 3h
- course à pied 1h30 à 2h
le tout toujours avec mon meilleur copain le cardio fréquence mètre pour surveiller le travail et la récup.
Pour les sorties en milieu naturel j'ai augmenté progressivement la distance en partant de 3km pour aller jusqu'à 12km maxi.
3 semaines avant la compétition j'ai diminué les distances et les temps de sortie et fait plus de vitesse en piscine et la derniere semaine que de la piscine 2,5km maxi en varié pour vraiment récupérer à fond seulement 3 séances et une petite séance la veille de la course 1,5km maxi.
Le fait de diminuer à fait que je suis arrivée le jour de la course complètement impatiente de la faire et donc dans de bonnes dispositions mentales.

Comment t'es-tu ravitaillée ?

En ce qui concerne le ravitaillement, il faut faire des essais pendant la phase d'entrainement pour trouver ce qui convient à chacun. Moi, je mange correctement avant (mais pas à la dernière minute) en générale une bonne assiette de pâtes natures, juste un peu avant des comprimés Isostar pour éviter les crampes de l'Isostar boisson avant de partir puis de l'Isostar long energy boisson pendant la nage et de l'Isostar hight energy si besoin d'un petit coup de fouet.
Faut pas oublier les petits comprimés après et boire beaucoup pour la recup. Tout ca pour les grosses sorties ainsi que pour la course tous les 3km pour moi environ.
J'ai pas de parts chez Isostar c'est juré !

Comment s'est déroulée la course, physiquement et mentalement ?

La course s'est bien passée, j'étais prète, mais 2km avant la fin je commençais à craquer mentalement car je me savais proche de la fin mais je ne voyais pas l'arrivée qui n'étais pas très bien matérialisée à mon gout. J'ai ravalée ma rage et j'ai fini comme je pouvais.
Physiquement j'ai pas eu de souci. Il ne faut pas s'arrêter sinon les crampes arrivent. J'etais au point avec mon matériel, je n'ai pas eu d'ampoule d'où l'importance de la mise au point à l'entrainement. Cela se prépare sérieusement et à partir de là c'est à la portée de tous !



Merci pour ces conseils et encore bravo !

Se préparer aux 20 km (suite)

J'ai également demandé des conseils à Jacques Tuset  qui a participé à la course du Bourget en 2003. Il projette une traversée Corse-Italie (80 km) à la palme en juillet 2005.

Voici ses conseils et son point de vue sur la course :

La traversée du lac du Bourget est une très belle épreuve, surtout le 20 kms, lorsque l'on passe à côté de l'Abbaye dont je n'ai pas retenu le nom. Cette épreuve est la première que j'ai fait lorsque je me suis inscrit au club de nage avec palmes en 2003. J'ai été un peu déçu de voir qu'au classement on mélangeait les nageurs avec et sans appuis. J'ai terminé 2ème après avoir fait la course en tête pendant 18kms. Près de l'arrivée un vent c'est levé avec des vagues favorisant les nageurs avec appuis qui étaient poussés par le vent.
Cette année, je ne pense pas faire beaucoup de traversées avec palmes. Je me prépare aux épreuves de sauvetage cotier pour participer aux championnat du monde master à Melbourne en février. Ensuite en fonction de l'évolution du dossier Corse - Continent et de mes possibilités d'entrainements, je me préparerai à ce raid.
Tu me posais la question pour préparer le 20km. Je te dirais que ce n'est qu'un 6km à faire un peu plus de 3 fois. Donc il faut le gérer différemment. Pour l'entrainement, c'est de l'endurance, tout comme le 6km. Donc rien ne change énormement dans la préparation si tu t'entraines pour le 6km, à part que 1 fois par mois il faut faire une sortie plus longue de 2 à 3h. Par contre ce qui est plus important c'est le ravitaillement, car tu ne peux pas faire 4h d'efforts sans te ravitailler. L'entrainement sert à tester les produits qui te conviennent et que tu assimiles le mieux. Pendant un 20 km, le ravitaillement se fait tous les 2 kms environ et un conseil, il ne faut pas en sauter un.
Pour la préparation Corse Continent, si cela peut se réaliser, je la commencerai à partir de mars. Cathy et moi nous en parleront sur le forum de mon site le temps venu.

vendredi 21 octobre 2005

Calendrier 2005-2006

Le calendrier de la prochaine saison vient de paraître, avis aux amateurs, sortez les agendas !

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